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Open source et collectivités territoriales

La Gazette des communes du 26 septembre 2011 publie aux pages 48 et 49  un intéressant article intitulé "Open source : des économies réelles grâce aux logiciels libres ?"

Le point d'interrogation utilisé dans le titre est important, car s'il apparaît qu'en période de crise la gratuité de nombre de licences de logiciels libres - gratuité qui n'est cependant pas une spécificité de ces logiciels - peut constituer une motivation suffisante pour réorienter les DSI vers de telles solutions, celle-ci n'explique cependant pas totalement la démarche qui tend à se développer. En effet, d'une part, les éditeurs de logiciels propriétaires ont développé des stratégies commerciales pour réduire l’impact de cette gratuité (politique de baisse des prix), et, d'autre part, même en matière de logiciels libres, il faut prévoir une intégration et une maintenance payantes.

La conclusion de l'article est que finalement, au-delà des gains économiques réels procurés par le libre, la motivation principale des collectivités qui y recourent est d'assurer leur indépendance vis-à-vis des éditeurs de logiciels propriétaires. On pourrait ajouter l'indépendance à l'égard des formats propriétaires et fermés des données, le recours aux formats ouverts et interopérables étant bien évidemment de loin préférable pour garantir la pérennité des données publiques.

Et il me semble qu'il ne faut pas oublier l'idée de partage du savoir (et du savoir-faire), hérité de l'esprit des lumières, qui est la base de l'open source tel que l'a imaginé originairement Richard STALLMANN avec le projet GNU.

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