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La décentralisation dans l'actualité

Un rapport parlementaire, rendu public le 14 décembre par la commission des finances de l'Assemblée nationale, présenté par Marc Laffineur (UMP, Maine-et-Loire) et Augustin Bonrepaux (PS, Ariège), montre un creusement des disparités entre les collectivités du fait des transferts de compétences prévus par l'acte 2 de la loi de décentralisation de 2004. (Voir le résumé du rapport ici sur maire-Info).

Parallèlement plusieurs sondages ont été réalisés sur le thème desquels il ressortirait que la décentralisation susciterait un rejet croissant dans l'opinion. Ainsi, selon un sondage Ipsos publié dans La Gazette des communes, 45 % des Français jugent aujourd'hui qu'elle est allée trop loin, 31 % estimant qu'elle a atteint un niveau suffisant et 18 % qu'elle n'est pas allée assez loin. En trois ans, la défiance a ainsi progressé de 20 points. Pour un tiers (32 %) des personnes qui se prononcent en faveur d'un repli ou d'une pause dans la décentralisation, le risque qu'elle n'entraîne des inégalités entre les territoires arrive en tête des préoccupations, devant l'augmentation des impôts locaux (26 %). (Voir le sondage IPSOS ici).

Mais les élus régionaux ne se laissent pas décourager pour autant. Réunis le 15 décembre à Dijon, les élus membres de l’Association des régions de France se sont exprimés en faveur d'une nouvelle vague de transferts de comptences de l'Etat vers les régions, avec cependant une meilleure allocation des ressources de l'Etat aux régions comme l'a demandé la candidate du P.S. aux présidentielles qui s'est également exprimée lors de ce congrès en sa qualité de présidente de la région Poitou-Charentes, et qui a souhaité "à chaque transfert de responsabilité un transfert de ressource juste et préalablement défini" (voir un résumé du congrès sur le site de maire-Info).

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