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Machines à voter et logiciels libres

Lors des élections présidentielles l'usage des machines à voter dans certaines communes a donné lieu à diverses péripéties : dysfonctionnements variés, retards au démarrage et en cours de fonctionnement, inquiétude des électeurs. Les bilans sont variés. Les Dernières Nouvelles d'Alsace de ce jour nous apprennent que le conseil municipal de Mulhouse lors de sa réunion du 23 avril 2007 a jugé le bilan plutôt positif à l'issue du premier tour. Mais des réticences se sont néanmoins exprimées. « Personne ne sait ce qui se passe dans cette boîte », a souligné un conseiller. N'est-ce pas précisément le plus grand problème en la matière ? Personne ne sait effectivement, mis à part le développeur, ce qui se passe au coeur d'un logiciel et des traitements qu'il effectue, lorsqu'il n'est fourni qu'en code binaire ce qui est la règle pour les logiciels propriétaires. Pour en savoir plus, il faudrait pouvoir décompiler ce qui constitue cependant un délit si l'objet de la décompilation n'est pas d'assurer l'interopérabilité. La solution vient du logiciel libre - en réalité open source - qui est fourni avec le code source que tout un chacun peut étudier voire modifier en cas de besoin. La défiance vis-à-vis des machines à voter pourrait être plus facilement levée s'il existait cette garantie, en la matière essentielle, que le fonctionnement du programme de traitement des opérations de vote peut être analysée et validé par des experts. Finalement, le droit électoral ne devrait-il pas être le domaine "d'élection" d'une vraie informatique de confiance, expression trop souvent galvaudée, et qui n'est en réalité représentée que par les logiciels open source ?

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