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Le rapport Attali et les logiciels libres

Le rapport de la Commission pour la libération de la croissance française, dit "rapport Attali", téléchargeable ici sur le site du journal Ouest-France, qui vient d'être remis aujourd'hui au Président de la République, comporte 300 propositions qui vont certainement alimenter la chronique médiatique, puis parlementaire, des prochains mois. Il n'est bien entendu pas question ici de commenter ces propositions, mais il m'a paru d'ores et déjà intéressant de relever que, une fois n'est pas coutume, le monde des logiciels open source n'a pas été oublié. Le rapport en fait la promotion et incite notamment à les intégrer, dans le souci d'une saine concurrence, dans les appels d'offres publics, ce qui n'est pas, il faut bien le reconnaître, la pratique dominante des collectivités territoriales encore très captives des acteurs du monde des logiciels propriétaires.

L'extrait :

"DÉCISION 58

Promouvoir la concurrence entre logiciels propriétaires et logiciels « libres ».

Le patrimoine d’applications dites « libres » ou « open source », créées par une communauté active, représente l’équivalent de 131 000 années/hommes, dont pratiquement la moitié provient de programmeurs européens. Si le coût virtuel en est de 12 Md €, le coût réel est de 1,2 Md € et les communautés de logiciels libres s’engagent gracieusement à proposer en continu des améliorations et des applications. Le logiciel libre induit une économie moyenne de 36 % en recherche et développement pour les entreprises utilisatrices. Il permet de créer une concurrence pour les logiciels propriétaires, dont les avantages sont différents. Leur part de marché n’est aujourd’hui que de 2 % (avec une croissance annuelle de 40 %) contre 98 % pour les logiciels dits « propriétaires ».

Pour développer la concurrence, une série d’actions est nécessaire :

• Promouvoir la concurrence entre les logiciels propriétaires et les logiciels libres dans les appels d’offres, notamment publics. Un objectif de 20 % des applications nouvellement développées ou installées au profit du secteur public en open source pourrait être fixé à l’horizon 2012.

• Considérer fiscalement, comme aux États-Unis, les aides aux communautés des logiciels libres comme du mécénat de compétence.

• Exiger, à un niveau européen dans le cadre de la politique de la concurrence entre solutions logicielles, la fixation de normes internationales garantissant l’interopérabilité entre logiciels libres et les logiciels propriétaires, en priorité."

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