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Quels remèdes à l'abstentionnisme électoral ?

A chaque élection, sauf les présidentielles, c'est le même refrain : les politiciens stigmatisent les abstentionnistes, leur reprochant de préférer l'ouverture de la pêche à leur devoir civique. Mais la réelle question n'est jamais abordée : comment expliquer aux déçus de la politique ou tout simplement à ceux qu'aucun des choix proposés ne séduit, l'intérêt de se déplacer au bureau de vote pour être identifiés comme votants, alors que le droit électoral ne fait pas de différences entre le vote blanc et les votes nuls, et que ni l'un ni l'autre ne sont pris en compte dans les suffrages exprimés ? En d'autres termes, s'abstenir ou voter blanc est actuellement strictement identique au plan juridique : c'est considéré comme n'exprimant rien et cela ne compte pas. La conclusion est vite tirée : autant rester chez soi ou ... aller à la pêche, ou manifester son mécontentement par un vote protestataire.

Or, aucun de nos gouvernements successifs n'a jamais voulu prendre en compte ce problème, dont le traitement pourrait apporter un début de solution à la question de l'abstentionnisme. Pourtant des propositions existent, comme celle consultable ici ; les mêmes Sénateurs avaient déjà déposé un proposition identique en 2003. Mais les deux sont tombées dans les oubliettes du Parlement.

Que craignent donc nos dirigeants ? Le transfert vers un vote blanc légitimé, des électeurs dont le seul choix par défaut est actuellement le "vote contre" ? C'est certes un risque à courir. Mais le prendre ne serait-ce pas faire un grand pas vers plus de transparence démocratique et répondre finalement à un souhait des citoyens ?

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